Une assemblée générale a confirmé la détermination des agents grévistes de la Caisse d’allocations familiales de Marseille à passer à un mouvement plus dur. Pour obtenir une vraie politique d’embauche, le bras de fer, commencé le 9 mai dernier, continue.
C’est l’une des CAF les plus fréquentées du département. Elle compte près de 390 000 allocataires. Depuis le 9 mai 2012, ses agents, qui réclament « une vraie politique d’embauche, un
service public qui puisse remplir correctement ses missions », comme le souligne Lionel Zaouti, délégué CGT, avaient opté pour des arrêts de travail de 55 minutes journaliers.
Depuis ce matin, le mouvement se durcit. L’intersyndicale CGT, UGICT-CGT, FO, SNFOCOS a appelé à des grèves de 24 heures reconductibles. Elle décrit une situation devenue ingérable, chiffres à
l’appui : « Nous avons 62 000 dossiers en attente, il faudrait un minimum de 30 nouvelles embauches pour résorber ce retard et assurer un suivi sérieux des allocataires. Mais la
direction n’en propose que sept à partir de juin. »
Dénoncée, également, une politique d’informatisation, aux dépens de l’humain, qui crée « un fossé désastreux entre la CAF et une population fragile et un peu perdue ».
source :
Ce mardi, a été lancé, dans les CAF du collectif du sud est, Avigon, Nice, Toulon, (Marseille ayant déjà débuté, voir article précédent), un préavis de grève commun, régional.
Le mouvement social commencera le mardi 29 mai 2012.
Pour satisfaire les revendications suivantes :
Arrêt des suppressions d’emplois
Embauche d’effectifs supplémentaires
Augmentation significative de la valeur du point
Revenir à un vrai service public
Revenir à de vraies conditions de travail acceptables
A suivre...
Le 22 mai,
Le collectif CGT des CAF du sud est
Certains employés des Caisses d’Allocations Familiales se mettent en grève dans le Sud-Est: impossible de faire face aux demandes des allocataires. Dans le Var, les caisses ne reçoivent plus le public le temps de pouvoir traiter les dossiers en attente.
La CNAF a calculé que le heures supplémentaires récurentes dans toutes les CAF de France ces dernières années équivalaient à x emplois. (environ 600)
Maintenant que l'idéologie gouvernementale de suppression de postes à tout va est tombée, est-ce que le nouveau gouvernement va écouter non seulement les syndicats, mais aussi les instances
nationales ? Va-t-il embaucher, sans que cela ne coûte rien de plus au "contribuable" ?
Jeudi 19 Avril 2012 par La DDARH <ddarh@ucanss.fr>
Par lettre du 16 avril 2012, les autorités de tutelle ont agréé le protocole d'accord du 15 mars 2012 relatif à la rémunération des personnels. Ce texte majore de 5 points les coefficients de qualification de l’ensemble des employés, cadres et agents de direction, à compter du 1er mai 2012. Retrouvez ces informations dans la circulaire n° 015-12 et la note technique d'accompagnement.
source : ucanss
A la CAF du Var, les dossiers s'empilent et le retard s'accumule.
Le personnel est mobilisé pour rattraper ce gros retard. Conséquence : les accueils au public et les lignes téléphoniques sont fermées à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 9 mai. Dans le Var, plus
36.000 dossiers sont en attente et un délai de traitement de près de 6 semaines.
Retard de traitement aussi pour les dossiers de la CAF des Bouches-du-Rhône.
source : France Bleu Provence
Des négociations nationales se tiennent actuellement et les employeurs proposent un texte qui permettrait de baisser les salaires et faire varier la durée du travail par accord
d’entreprise, ceci en échange d’un hypothétique engagement à maintenir l’emploi.
La CGT appelle tous les salariés à soutenir une motion syndicale pour s’opposer au projet d’accord proposé par le MEDEF.
J’ai pris connaissance du projet d’accord national interprofessionnel proposé par les organisations patronales dans le cadre de la négociation « compétitivité-emploi ».
Ce projet d’accord est inacceptable : il ne vise qu’à diminuer les rémunérations, assouplir le droit du travail en s’attaquant notamment à des dispositions essentielles du contrat de travail
des salariés, libéraliser le licenciement, limiter le pouvoir des juges.
Je refuse que soit négocié le « chantage à l’emploi ».
J’exige des organisations patronales :
Qu’elles renoncent à ce projet visant
la casse du droit social. Celui-ci ne ferait qu’aggraver la crise économique et sociale.
Qu’elles discutent et négocient sur des
solutions pérennes pour répondre à la crise, notamment en revalorisant les salaires, en développant l’emploi et les qualifications.
Signez la pétition :
http://www.cgt.fr/La-CGT-lance-une-motion-syndicale?var_confirm=5tVg8KCg#sp39135
Branle-bas de combat le 29 mars dans tout le pays et à Marseille pour la reconquête de la protection sociale et un grand service public de la santé et de l’action sociale.
Usagers, assurés sociaux et salariés sont appelés à se mobiliser, ici, à 10h30 devant l’Agence régionale de santé (ARS) à l’initiative des Fédérations santé
et organismes sociaux CGT. Une décision prise dès septembre 2011 contre les attaques sans précédent de tous les acquis sociaux, emplois, salaires, services publics, protection sociale,
rappelle Anne-Marie Meynard, animatrice du collectif santé et protection sociale CGT.
Pour Yves Castino, secrétaire CGT des hôpitaux publics marseillais, le système de santé français, cité en exemple dans le monde,
va vers sa privatisation avec une santé à plusieurs vitesses découlant des ordonnances Juppé et de la loi Bachelot. « Le malade devient un client avec des
pathologies rapportant du fric et celles qui ont un coût ». Tous les hôpitaux de proximité (Aubagne, Aix, La Ciotat) sont menacés de fermeture et ceux de Marseille sont mis à mal. Au Sud,
sur 26 cliniques privées, il ne reste qu’un hôpital public et au Nord le danger pèse sur les services de réanimation et de chirurgie pédiatrique dans un contexte de forte précarisation des
populations.
Les agents de la Caf sont frappés de plein fouet par le démantèlement de leurs missions au service des gens, explique
Lionel Zaouati pour la CGT Caf 13, dans un contexte où la pauvreté ne cesse de s’aggraver. Traduction concrète : 2 mois de retard dans le traitement des
dossiers, 16 000 dossiers en attente d’enregistrement. A cela s’ajoute le manque d’effectifs pour faire face, les tensions que ça génère et les fermetures de maisons sociales comme à la rue
d’Oran (5e) et à la Valentine (11e-12e) pour 2013 dégraderont encore plus les conditions de travail des personnels, leur souffrance et celle des publics en difficulté.
Hélène Honde, représentante CGT des employés du Grand conseil de la mutualité, alerte sur les 1200 emplois en jeu et le droit aux
soins compromis pour 200 000 personnes dans le département.
Jean-Pierre Meyer, responsable de la coordination régionale des syndicats CGT des organismes sociaux, souligne l’aspect inédit de
la convergence des luttes entre la santé et la protection sociale « pour dire que tout ce qui touche à l’humain est trop important pour le laisser aux mains du privé ».
Le 29 mars, selon lui, n’est qu’une étape dans le passage à l’offensive pour « permettre à chacun de se soigner selon ses besoins quels que soient ses moyens
».
PIEDAD BELMONTE
source : la marseillaise
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